Comment Bien Mixer un Morceau en Home Studio ?

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Nous allons continuer notre série sur le mix en nous attaquant cette fois au mixage d’un morceau.

Bien entendu il existe une infinité d’approches, ne prenez pas ce qui suit comme parole d’évangile mais le but ici est de vous donner quelques pistes qui je l’espère vous permettrons de passer un cap dans vos productions.

N’hésitez pas à expérimenter des choses et surtout fiez-vous à vos oreilles !

Nous allons prendre comme cas un morceau Trap avec sub bass, kick, snare, hi hat, guitare et clavier. Je ne vais pas m’attarder sur la voix et les effets, car je leur ai déjà consacré un article (cf. Comment mixer une voix).

La préparation de la session

Avant toute chose, il est important de bien préparer sa session et surtout de bien se préparer. Ne démarrez pas (autant que faire se peut) un mix après avoir passé une journée dans laquelle vos oreilles ont été mises à rude épreuve.

Soyez en forme, nous n’avons pas tous le même rythme de vie mais si vous le pouvez, débutez vos mix en matinée ou en début d’après-midi.

Évitez tout encombrement de votre espace de travail, un bureau bien ordonné c’est souvent un mix bien ordonné !

Pour une restitution sonore optimale les enceintes et votre tête doivent former un triangle équilatéral. Les tweeters (les petits haut-parleurs) doivent se trouver à la même hauteur que vos oreilles.

Respectez un angle de 60° pour un résultat optimal

Il est vivement recommandé de préparer une session ayant la même fréquence d’échantillonnage et le sample rate (résolution) que les fichiers que vous allez mixer.

Comme mentionné dans l’article sur le mixage de la voix, il sera important d’avoir un morceau de référence qui vous orientera dans votre réflexion.

Vous pouvez faire ces comparaisons à l’oreille mais ce sera moins aisé, je vous conseille d’investir dans des softs tels que Sample Magic AB ou Metric AB.

Il est primordial de rentrer le tempo de votre production pour caler les refrains par exemple ou régler les délays et autres compresseurs. Si vous ne l’avez pas, vous pouvez le trouver avec le tap tempo de votre DAW ou avec une application mobile.

De même pour la tonalité de votre morceau si vous souhaitez utiliser de l’Autotune, pas mal d’application vous permettrons de la trouver (Ex : Antares auto-key, Hornet Song key MK3).

Ordonnez vos pistes par famille d’instruments. N’hésitez pas à mettre de la couleur pour y voir plus clair.

Une fois que vous avez rentré toutes vos pistes, pensez à les renommer simplement, rien de plus embêtant que de perdre du temps à chercher sa snare parce qu’elle se nomme SAMPLE_REPUBLIC_EXTRA_SNARE_476.

Et surtout, n’oubliez pas de sauvegarder régulièrement ! N’écrasez pas le même fichier, mais faites à chaque fois de nouvelles sauvegardes, cela vous permettra de revenir en arrière si vous commettez l’irréparable.

Le routing

Le routing est le point clé dans l’élaboration de votre mix, grouper et sous grouper les pistes vous donneront plus de possibilités et un meilleur contrôle de vos signaux.

Vous n’aurez alors qu’un seul fader pour gérer le volume de vos familles d’instruments et vous pourrez appliquer un effet sur l’ensemble du groupe.

  • Créez un bus (ou groupe) pour chaque type d’instrument (ex : bass bus, drums bus, synth bus, etc.)
  • Créez également un bus pour chaque type de voix (ex : lead vocal bus, refrain bus, harmo bus, etc.)
  • Ensuite, envoyez tous les bus appartenant à la compo dans un bus général et faites de même pour les voix (ex : Prod bus, Voice bus).
  • Les effets auront également le même routage (voix ou prod selon leur utilisation).
  • Le bus prod et voix partiront dans le mix bus, c’est sur ce bus que l’on insèrera tous les plugs nécessaires à la finalisation
  • Je n’insert sur le bus master que les éléments de métrologie (Loudness meter, etc.)

Astuce : si vous voulez donner de la saveur à vos mixes, transformez votre session en console analogique en plaçant sur toutes les pistes (sauf les bus) des plugs de distorsion ou saturation (Waves NLS Channel, FabFilter Saturne, ou autre émulation de bande ou consoles analogiques). Presque tous les DAW possèdent leur saturation et distorsion maison, il existe également des softs gratuits comme le Soft Tube Saturation Knob ou le Klanghelm IVGI.

Ayez un workflow lisible, et surtout n’hésitez pas à créer des templates, c’est un énorme gain de temps.

Calibration des enceintes

Il existe selon le célèbre ingénieur du son Bob Katz un niveau idéal pour percevoir le maximum de nuance d’un mix, ce niveau serait de 83 dB SPL (cf. Mastering Audio : The Art and the Science).

Pour atteindre ce niveau et le mesurer, vous devrez vous munir d’un sonomètre ou d’une application mobile (moins fiable).

Si vous disposez d’un micro de mesure, mettez-le en pondération C (lecture lente), placez-le à votre point d’écoute, sur votre DAW, insérez un générateur de bruit rose (Pink noise) en mode RMS (niveau moyen).

Montez le volume de votre carte son jusqu’à atteindre les 83 décibels (vous pouvez mettre une petite marque sur votre potard).

Personnellement je me situe en début de mix aux alentours de 80db SPL.

Balance de niveau

La balance de niveau consiste à trouver l’équilibre du volume sonore entre tous les éléments de votre mix.

Attention, en fonction du type de musique, la balance sera différente, car ici il faudra faire des choix quant aux instruments qui seront mis en avant. Ici nous sommes dans un contexte de musique urbaine.

Il est très important de se garder un bon niveau de Head room (marge de manœuvre avant d’écrêter le signal).

Il ne faudra pas être tout de suite proche du 0dBFs, car avec les traitements que nous allons appliquer sur nos pistes, nous allons obligatoirement ajouter du volume et cela sera problématique par la suite.

Il faudra faire en sorte de se trouver en dessous des -6dBFs en fin de balance, si ce n’est pas le cas il faudra redescendre légèrement l’ensemble de vos faders.

Dans un premier temps, mettez vos vumètres en post fader (votre fader doit contrôler le niveau que vous envoyez). Descendez tous vos faders à 0 (à l’exception des bus) puis faites jouer le morceau en boucle.

Commencer par monter le fader de votre Kick, car c’est l’élément qui vous fournira le plus de niveau peaks, l’objectif ici sera d’atteindre les -12dbFs environ, une fois cela fait construisez votre section rythmique autour de ce niveau (snare, hi hat, basse), puis passez au reste des éléments. Figez votre balance, ne bougez les faders que si quelque chose vous dérange.

Traitement des drums

Le kick

Dans un contexte de musique urbaine pour moi, il est le deuxième élément le plus important après la voix, car c’est lui qui va fournir le plus de niveau peak et donc être un point de référence dans votre mix. Dit autrement, aucun autre instrument ne va taper plus fort que lui.

Vous pouvez commencer à colorer le kick en tournant le potard de saturation, ceci aura pour résultat d’augmenter le niveau (ne pas excéder les 2dB).

EQ :

  • Si vous voulez atténuer le côté « muddy » du kick creusez les fréquences entre 200Hz et 400Hz
  • Boostez légèrement entre 60Hz et 100Hz pour redonner du punch
  • Booster le top End, c’est là que se trouve souvent la « batte », ce qui apportera de la clarté au Kick : à partir de 2kHz

Je compresse rarement le kick mais vous pouvez le sculpter en travaillant directement sur son enveloppe dynamique avec un plug qui bossera sur les transitifs (ex : SPL transient designer ou couture d’Aubrun Sounds qui est free).

La snare

Le plus important pour la snare est de faire ressortir son côté “claquant“. Pour cela vous pouvez lui rajouter une distorsion.

EQ :

  • Mettez un Low cut aux environs des 120 Hz
  • Le corps du clap se trouve entre 150 et 300 Hz, vous pouvez faire léger boost de 2dB max à ce niveau
  • L’attaque se situe entre les 1kHz et les 5kHz, booster ces zones vous apporteront davantage d’agressivité et de brillance.

Compression :

  • Attaque assez rapide (entre 20-40ms)
  • Ratio de 4 :1 à 8 : 1
  • Release rapide (<100ms)
  • Threshold : réglé de manière à obtenir une réduction de -3db

Il est également intéressant de panner légèrement la snare sur un côté afin de laisser un peu plus de place au kick qui sera au centre et de spatialiser un peu les drums

Hit hat

EQ :

  • La première chose à faire est de se débarrasser du contenu fréquentiel indésirable. Vous pouvez mettre un Low cut entre 1000 et 2000Hz.
  • Vous pouvez les passer dans une disto sur laquelle vous pouvez agir sur les bandes de fréquence (ex : Fab filter Saturne, Abbey road saturation) et ainsi embellir les hautes fréquences)

Compression :

  • Pour donner du tranchant aux hi hat vous pouvez les compresser avec une attaque extrêmement rapide (< 1ms)
  • Release très rapide (<50ms)
  • Ratio 4:1 à 8:1
  • Vous pouvez également obtenir ce résultat avec un transient designer en boostant l’attaque et réduisant le sustain

Vous pouvez les panner légèrement du côté opposé de la Snare

Le Waves NSL Channel une de mes armes secrètes pour donner de la saveur aux pistes.

Traitement de la basse

Il est important que la basse ait de l’espace, car c’est elle qui va fournir de l’assise à notre titre. Dans notre cas on va plutôt parler de sub bass ce qui implique que l’on va agir sur des fréquences se situant en dessous des 80Hz.

EQ :

  • Dans un premier temps je nettoie les fréquences indésirables (low cut en dessous de 30Hz)
  • Swiper pour rechercher la fréquence fondamentale (là où le gras du sub se trouve), faites un léger boost de (2dB pas plus)
  • Enrichissez le contenu harmonique avec une saturation ou un bass boost (ex : Brainworx Vertigo, R-bass, ou Bass Landscapes VST qui est gratuit)

Compression :

  • S’il y a quelques pics dérangeants, essayez de les contrôler avec une compression
  • Attaque rapide (< 30 ms)
  • Release rapide (< 100ms)
  • Vous pouvez également utiliser un limiter

Si le signal du sub doit rester mono, il est intéressant de lui rajouter un léger chorus afin de lui donner un peu plus de largeur.

Prenez soin d’avoir une excellente interrelation entre le sub et le kick, évitez qu’ils se masquent dans des zones de fréquence similaire.

Vous pouvez side chainer votre basse avec le kick de sorte que chaque fois que le kick tape, la basse sera compressée ce qui la mettra un peu plus en retrait.

Le bass Landscape, simple mais efficace pour enrichir votre sub…et il est gratos !

Traitement des claviers

Les claviers sont des instruments relativement riches en matière de fréquence. Comme pour tout élément d’un mix, il va falloir leur trouver de la place, éviter au maximum l’effet de masquage en creusant certaines fréquences.

Piano acoustique

  • Le plus souvent les soucis se situent dans les médiums (entre 500-1000Hz). Le but étant de réduire ce côté « boxy » qui rend le son parfois agressif, atténuer jusqu’à -6dB au-delà, vous commencerez à dénaturer le son.
  • Si besoin est, vous pouvez lui donner de clarté en faisant un high shelf aux environs des 6kHz, vous verrez tout de suite que votre piano sera plus ouvert.
  • Selon le jeu du piano, vous pouvez tenir la dynamique en le compressant. Rester soft, un ratio de 1.5 :1 sera amplement suffisant, un threshold permettant une réduction max de -3dB avec une attaque rapide (<15ms) et une release de l’ordre des 100-200ms, le piano doit rester naturelle.

Synthé

Si vous avez choisi un synthé en particulier c’est pour sa caractéristique sonore, l’idée ici n’est pas de le dénaturer avec une égalisation drastique, mais de faire ressortir ce qu’il y a de meilleur.

  • Ce que je commence généralement à faire, est d’élargir l’image stéréo (avec le S1 de Waves) pour donner un peu plus de place aux éléments se trouvant aux centres
  • Faire un low cut jusqu’à 100Hz (mais cela peut être plus ou moins)
  • Nettoyer les mids également, paradoxalement les atténuations vont être plus bénéfiques que les boosts.
  • Utiliser un harmonic exciter pour donner plus de richesse à votre synthé (un plugin qui gère plusieurs bandes sera très efficace)
Les harmonic exciter multibandes sont redoutables pour sculpter le son, l’Ozone Exciter d’autant plus, car il offre un choix d’harmonique différent par bande.

Traitement des guitares

Guitare électrique

Le plus souvent on va traiter des guitares déjà amplifiées présentant des excédents de mid – low mid.

  • Commencer par un low cut aux environs de 100Hz, conservez du grave c’est important.
  • Balayer la zone entre 300 et 600 HZ et repérez les fréquences qui posent un problème et atténué les de -3db max.
  • Il se peut que vous perdiez un peu de corps, essayez de compenser en allant faire un boost dans les highs mid
  • Si votre guitare est agressive dans les highs, vous pouvez utiliser un De-esser et cibler les fréquences gênantes
  • Si au contraire vous manquez d’air, vous pouvez faire un léger shelf dans les hautes fréquences

Je compresse rarement les guitares électriques, le plus souvent les distos ont pour effet de compresser le son.

Guitare acoustique

EQ

  • Low cut en dessous des 100 Hz (plus vous enlèverez du bas, plus le brillant de la guitare ressortira) donc essayez de conserver un bon équilibre des fréquences
  • Vous pouvez lui donner plus ou moins d’épaisseur en influant dans la zone des 150Hz-300Hz
  • Si vous souhaitez la mettre en avant plan, faites un boost dans la zone des 600Hz-1Hz
  • Attention à ne pas trop la rendre agressive en gérant bien les highs

Compression

  • Contrôler l’attaque des cordes avec une compression légère
  • Ratio de 4 :1
  • Attack rapide : (< 5ms)
  • Release rapide (<40 ms)
  • Threshold : de manière à obtenir -3db sur les impacts les plus forts

Traitement du bus drums

Si vous avez bien suivi les instructions, tous les éléments appartenant à la batterie passent dans le même bus (ou groupe). Ce que nous allons faire ici, c’est de compresser l’ensemble afin de lui donner plus de définition, de cohésion, les anglophones appellent cela la « glue ».

En effet on va quelque sortent coller les instruments entre eux !

En la matière, le Compresseur SSL et ses émulations seront les musts, mais n’importe quel compresseur stéréo fera l’affaire.

  • On va se caler sur le kick, Je recommande une attaque autour de 30 ms à 40 ms, à cette vitesse les transitoires ne seront pas trop affectés par la compression.
  • Baisser le threshold de façon à obtenir une réduction de -2 à -3dB
  • Régler le release aux alentours de 100ms
  • Récupérer la réduction avec le make up gain

Arriver à cette étape assurez-vous que vous avez suffisamment de headroom sur votre master, vous pouvez aller jusqu’à -3dB, mais au-delà il va falloir redescendre légèrement vos bus instruments afin de revenir à un niveau acceptable.

Le Waves SSL G Comp est un classique pour la compression du bus drum, il permettra de lier les éléments de la batterie

Le MIX bus

L’intérêt d’un traitement sur le bus master est d’apporter de la cohérence à un mix et de lui donner une couleur particulière. Selon l’avancement des traitements, certains pourront parler de « faux mastering » bien que le mastering se fait par des gens ayant une certaine expérience.

Cependant cette étape vous permettra d’atteindre les standards d’écoute de la plupart des plateformes de streaming. C’est également le bon moment pour commencer à vous référer à votre titre témoin.

Compression du bus master

Comme pour le bus drums, ce compresseur va permettre de contrôler la dynamique de votre mix et lier les éléments entre eux.

  • Placez-vous au moment le plus fort du titre (généralement c’est le refrain)
  • Utiliser un faible ratio 1.5:1 ou 2:1
  • Une fois de plus on va se caler sur le kick, Je recommande une attaque autour de 30 ms à 40 ms, à cette
  • Régler le threshold afin d’obtenir une réduction de -1 à -2 dB max
  • Régler le release aux alentours de 100ms
  • Récupérer la réduction avec le make gain

Eq du bus

Il faut faire attention quand on utilise un Eq sur le bus master, souvenez-vous less is more !

Allez-y soft avec les réglages. J’applique un Eq de correction dans un premier temps pour nettoyer les très basses fréquences (en dessous des 30Hz), si besoin est je calme un peu les low mid si le son me parait un peu fermé.

Dans un second temps je regonfle un peu les grave et redonne un peu d’air au mix avec le Clarisonix de Plug and Mix.

Embellir le son

Le P&M Clarisonix, excellent bass enhancer

Les étapes qui vont suivre ne sont pas nécessaire si vous comptez faire masteriser votre titre, mais c’est un très bon moyen de se projeter dans ce que vous avoir finalement et ainsi aider l’ingé master à reproduire ce que vous souhaitez entendre.

  • Premièrement j’utilise la suite d’Ozone Pour rajouter une couleur à mon titre, vous pouvez également utiliser des émulations de magnéto à bande type Ampex ou Kramer tape. Le plus souvent ce sont les hautes et les high mid que je sature davantage, un peu moins le low end et les low mid.
  • Puis j’élargis le champ stéréo avec le stéréo imager, toujours par bande de fréquence, attention les basses fréquences doivent rester au centre !
  • J’ajoute un Maximizer pour attendre les 0dB sans distortionner, personnellement j’aime utiliser le Learn theshold (à partir de la version 8) qui permet de régler automatiquement le threshold afin d’atteindre le -14 LUFS cher aux plateformes de stream avec un plafond à -1Db peak
La suite Ozone, l’outil le plus complet pour faire votre Mastering

J’espère que cet article vous aidera à améliorer vos mix, mais n’oubliez pas, plus que tous ces chiffres, faites confiance à vous oreilles !


Cet article a été rédigé par Gilbert Baluga pour MarketingMusical.fr

Tour à tour artiste, ingénieur du son, réalisateur artistique puis éditeur, Gilbert est ce que l’on appelle un véritable Slasheur. C’est en 1999 qu’il débute sa carrière en tant que rappeur au sein du groupe « Soldat du mic ». Très vite son appétence pour la production le pousse à explorer d’autres domaines de l’industrie de la musique, il réalise alors des clips et touche à la sonorisation.

Il intègre en 2005 le label Névralzyk et collabore avec différents artistes dont Seth Gueko, Sefyu, Ol’kainry, ou encore Mokobé. Il multiplie les expériences jusqu’à être auréolé en 2010 d’un triple disque de platine pour sa contribution en tant que compositeur au premier album de la Sexion d’assaut, « L’école des points vitaux ».

Riche de ces multiples casquettes, Gilbert met son expérience au service d’artistes en devenir et fonde le label Juste une note. Il signe notamment les génériques des émissions Destination glisse et Riding Zone diffusées sur France 3.

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